NAOMI (North American Opiate Medecine Initiative) est un projet de recherche clinique qui sert à évaluer l’efficacité d’un traitement avec héroïne pour une clientèle dépendante des opioïdes qui ne répond pas de façon optimale aux modalités de traitement plus conventionnelles, telles que le traitement à la méthadone. L’étude a débuté en mars 2005 et s’est terminé en octobre 2008, dans deux villes canadiennes : Montréal et Vancouver.
Responsables du projet
Ce projet de recherche nord américain a été placé sous la direction du Dr Martin Schechter, du Centre for Health Evaluation and Outcome Sciences de l’Université de Colombie-Britannique. À Montréal, les Drs Suzanne Brissette (Centre hospitalier de l’Université de Montréal) et Pierre Lauzon (Cran et Centre hospitalier de l’Université de Montréal) ainsi que monsieur Serge Brochu (Université de Montréal) en assument la responsabilité scientifique. Le Cran a, pour sa part, participé à l’élaboration des cadres clinique et d’intervention et a été responsable de la gestion du site clinique de Montréal.
Évaluation de l’implantation du projet pilote pour le transfert des patients dépendant aux opiacés, stabilisés avec un traitement de substitution en centre spécialisé vers la première ligne
Un projet pilote de transfert de patients stabilisés en centres spécialisés pour la dépendance aux opioïdes vers les soins de santé généraux a été mené à Montréal entre avril 2009 et mai 2011. Ce projet a été initié par le Cran (Centre de recherche et d’aide aux narcomanes) et les organismes suivants : le Service de médecine des toxicomanies du CHUM (hôpital St-Luc), le CSSS Jeanne-Mance, la clinique l’Actuel et la clinique de médecine familiale Herzl de l’hôpital général juif.
Dans le contexte du traitement de substitution aux opioïdes, un premier objectif de la recherche était d’évaluer l’implantation d’un projet de transfert des patients stabilisés suivis en centres spécialisés, vers des ressources de soins de santé généraux. Un second objectif était d’identifier les éléments qui ont contribué à faciliter ou à faire obstruction au transfert des patients.
Quatorze (14) des cent-trente-neuf (139) patients éligibles au transfert ont été transférés avec succès. La consultation menée auprès des professionnels porte à croire qu’un nombre beaucoup plus important de patients aurait pu être transféré si les critères pour les identifier ainsi que l’outil utilisé pour évaluer leur consommation d’autres substances avaient été mieux adaptés au contexte du projet.
Un projet pilote de transfert de patients stabilisés en centres spécialisés pour la dépendance aux opioïdes vers les soins de santé généraux a été mené à Montréal entre avril 2009 et mai 2011. Ce projet a été initié par le Cran (Centre de recherche et d’aide aux narcomanes) et les organismes suivants : le Service de médecine des toxicomanies du CHUM (hôpital St-Luc), le CSSS Jeanne-Mance, la clinique l’Actuel et la clinique de médecine familiale Herzl de l’hôpital général juif.
Dans le contexte du traitement de substitution aux opioïdes, un premier objectif de la recherche était d’évaluer l’implantation d’un projet de transfert des patients stabilisés suivis en centres spécialisés, vers des ressources de soins de santé généraux. Un second objectif était d’identifier les éléments qui ont contribué à faciliter ou à faire obstruction au transfert des patients.
Quatorze (14) des cent-trente-neuf (139) patients éligibles au transfert ont été transférés avec succès. La consultation menée auprès des professionnels porte à croire qu’un nombre beaucoup plus important de patients aurait pu être transféré si les critères pour les identifier ainsi que l’outil utilisé pour évaluer leur consommation d’autres substances avaient été mieux adaptés au contexte du projet.